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Forum Prévention Ath du 05 octobre 2004-10-06
Elements mis en évidence par prise de notes



1. Marie Dominique Devos, psychanalyste , vice-présidente du CPAS de Flobecq, membre de la commission Prévention générale du CAAJ de Tournai

Met en évidence le problème du décrochage scolaire, de la difficulté à habiter un petit village peu ou pas déservi par les transports en commun. Elle met aussi l’accent sur la difficulté de certains à effectuer la transition entre village et ville.

2. Isabelle Poulet, criminologue, sociologue, chercheuse à l’ASBL Synergie

- Importance de pouvoir, à un moment donné, réaliser un état des lieux sur la prévention générale ;

- de pouvoir élaborer une politique de prévention et d’apporter un matériel de réflexion. Attention : il ne s’agit pas de donner un avis de spécialiste mais plutôt différents points de vue qui peuvent permettre la mise en évidence d’éléments importants. Pour y parvenir, des entretiens avec des professionnels intervenant dans l’aide à la jeunesse ont été réalisés.

- L’étude, selon elle, apparaît comme limitée que ce soit dans le temps ou par rapport aux moyens qui ont été accordés. Manque évident de certains points de vue (enseignants, jeunes, familles) qu’il serait intéressant d’intégrer dans un 2e temps. Il faut considérer ce travail comme un 1e débrouissaillage, l’amorce d’un travail qui doit se poursuivre.

- La prévention dans le secteur de l’aide à la jeunesse revêt deux aspects :

- tenir compte du comportement problème
- mais aussi d’un aspect plus structurel (c’est-à-dire l’environnement)

- Résultats de cette étude :

a. Référant à la parentalité : comportements inquiétants, perturbations sociales, manque d’autorité, « démission », laxisme, peu d’investissement dans l’enfant, etc.
Au niveau de la communication et du dialogue avec le jeune : parents dévalorisés car en manque d’emploi, parent « passif », problèmes dûs à un divorce ou une séparation, problème financier, déficience mentale, etc. Bref, autant de facteurs qui peuvent intervenir
En réponse à cela :
- un discours moralisateur qui accuse le parent ;
- problème d’autorité mis en évidence par un courant psychologisant
- problème d’exclusion sociale que vive certaines personnes
- « enfant roi »

b. Questions de décrochage scolaire : découragement , résignation. C’est un problème important. Les procédures mises en œuvre pour le combattre sont qualifiées d’opaque. On a mis en évidence aussi le manque de participation des parents. Conscientisation : d’autres acteurs sociaux sont à prendre en compte dans ce phénomène hormis les jeunes. Importance d’une action locale (une ville n’est pas une autre) et structurelle.

c. Pauvreté/ précarité d’existence : mise en évidence de problèmes de logement dans l’arrondissement. Insalubrité aussi. C’est un problème général et aïgu qui se combine à d’autres éléments (mobilité, mouvance, augmentation des divorces, manque de mobilité sociale, etc). Conséquence de mauvais logement : augmentation des difficultés. Importance d’établir une action coordonnée des acteurs sociaux. Certains individus s’installent dans la précarité, la reproduction sociale, le « retraitisme ».
=> Il n’y a pas de trace quantitative de ces problèmes. L’aide à la jeunesse se centre surtout sur les difficultés familiales. Il faudrait tenir compte des autres difficultés s’agençant autour du relationnel

d. Culture et loisirs : deux choses bien distinctes. Les loisirs sont importants dans la vie des jeunes ; ils constituent une 3e sphère de socialisation (après la famille et l’école). Passion => projet => Réalisation de soi. Madame Poulet a mis en évidence deux types de loisir : le social et le tout venant.
Ex l’AMO : activité récréative (loisir social ) -> apprentissage pour accéder au second type de loisirs : le loisir tout venant.
Mais il est difficile pour une personne en difficulté d’atteindre le loisir tout venant (niveau financier, parent insécurisé, etc). Lien entre appartenance sociale et appartenance quant aux loisirs soulevé.
Difficile de mélanger les publics et de gérer les difficultés qui peuvent en découler : comment bien gérer ces confilts, comment former les personnes qui y sont confrontées, etc.

e. problème de mobilité ; il existe une inadéquatation des transports publics. Ex Comines, Pays des Collines. Ce manque de mobilité de certaines personnes est source d’inégalité sociale. Enfermement, repli sur soi de certains groupes. Inégalité dans l’accessibilité aux loisirs, à certains établissements scolaires, formations, services transversaux tels les SAJ, SPJ, psychologue, logopède, etc.
Malgrè tout, on peut noter quelques initiatives communales telles les taxis sociaux. Dans ce contexte, les politiques communales ont un grand rôle à jouer.


3. Guy Declercq, directeur de l’aide à la jeunesse

G. Declercq parle des dysfonctionnements, de leurs causes. Il met aussi en évidence le fait que certaines familles ont besoin d’une aide temporaire, d’autre d’une aide plus prolongée.

Le SAJ ne fonctionne pas par rapport à un modèle médicaisél mais bien en rapport avec un modèle contractuel c’est-à-dire considérant l’interaction entre le jeune et sa famille.

Parfois, il s’agit de proposer une aide, d’autres, imposer. Il n’y a pas de recettes, il faut procéder par essai- erreur. Même sous la contrainte, il faut pouvoir aider les familles à se réinventer. Attention de bien toujours avoir en tête les conditions sociales. L’éducation parentale : plus préventive que curative. C’est un travail qui n’est possible que quand des conditions minimales sont présentes telles un logement, une scolarisation, etc.

4. Jean Blairon, Docteur en Philosophie et Lettres, directeur de l’ASBL RTA

La prévention, c’est d’une part, l’étude des problème sociaux (comme ils sont vécus, comment ils se présentent). C’est une écoute singulière.

Mais, aussi, c’est la prise en compte d’un autre aspect à savoir la visibilité. Ainsi, il faut se pose la question de savoir ce qu’on cherche à réaliser en instaurant la prévention, de la société que l’on veut façonner.

Savoir si l’on ne cherche pas à plaquer sur une classe les valeurs d’une autre classe, si l’on ne cherche pas à imposer des normes qui ne sont pas celles des individus.

Adopter une politique de visibilité : amener à la lumière ce qui est caché. Importance donc de considérer, d’interroger deux mécanismes :

- Surexposition : mise en évidence extrême du danger
- Sousexposition : cacher les vrais problèmes soiaux

Ainsi, aider les populations mais pas les stigmatiser ( ne pas leur coller une étiquette)
Ex : AMO : assure une présence en garantissant une couverture

Logique des clercs : il faut pouvoir adopter un langage à la portée des personnes dont on s’occupe. Sinon violence symbolique.

5. Sabine Van Trimpont, psychologue

Elle oppose le désir au besoin. Besoin de basket ; désir de basket « puma ». Entre besoin et désir, il faut faire la différence. Il n’y a pas que le désir de l’enfant. Ce désir se transforme en désir de l’adolescent, de l’adulte, du conjoint, etc.

Mise en évidence de quelques besoins fondamentaux selon elle :
- Besoin de dire
- Besoin d’être entendu
- Besoin d’être reconnu
- Besoin d’être valorisé
- Besoin d’intimité
- Besoin d’exercer une influence sur l’environnement
 
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