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Le Pélican

(service actif en matière de toxicomanies. Alcool, drogues, médicaments et jeux de hasard)
Formation Drogues : usages, abus, toxicomanies (16 et 23/11/04)

‘Les toxicomanes et leurs familles’ P. et S. Angel. Ed. Armand Colin. Collection U.

Journée du 16 novembre 2004

Introduction

Depuis toujours la drogue existe dans le monde. Il y a un rapport au sacré, au social… Aujourd’hui c’est également le cas. Le courant culturel influence la prise de drogue et l’évolution de celle-ci.

La toxicomanie a été perçue jusqu’à la fin du 20e siècle comme un problème médical et les réflexions étaient centrées sur le produit. Si certaines personnes sont devenues toxicomanes, c’est parce que la médecine utilisait certaines drogues comme produit thérapeutique (héroïne, cocaïne en période de guerre). Aujourd’hui, un débat existe sur le cannabis en tant que médicament. La méthadone était dans les années 30 un produit analgésique. La morphine, vers les années 1870, était donnée pendant la guerre aux militaires. Lorsque ces militaires revenaient dans leur pays, ils régulaient généralement leur consommation. On peut dès lors se poser la question de savoir si la toxicomanie est due à un produit ou à un moment socio-culturel ? Il y a un mouvement dans la conception de la toxicomanie. Aujourd’hui encore la débat n’est pas clos. Le toxicomane est-il un délinquant ?

Au niveau légal, les drogues sont illégales depuis 1921. La loi parle de substances vénéreuses et de médicaments. L’objectif de la loi est le suivant : il faut en finir avec le trafic, la vente et la détention de drogue. La loi du 3 mai 2003 permettait une consommation de cannabis sous conditions : il faut être majeur, ne pas provoquer de nuisances publiques et ne pas avoir un comportement problématique. Entre cette loi et l’arrêt de la Cour d’Arbitrage de 2004, il y a avait donc une dépénalisation partielle du cannabis. Il ne faut cependant pas mélanger le niveau légal et pénal. Les faits étaient toujours illégaux mais le parquet ne poursuivait pas les faits pour autant qu’ils répondent aux trois conditions décrites ci-dessus. Il y a également eu une directive qui limitait la possession à 3 grammes par personne. L’huile, les cakes et autres produits dérivés étaient toujours interdits. Dans l’esprit de la loi, c’est le produit qui crée le toxicomane. A l’heure actuelle, il y a un vide juridique. Les chambres vont devoir élaborer une nouvelle réflexion et une nouvelle loi.

1. Produits

Les produits ont été classés en 3 grandes classes lors de la loi de 1921. Les effets sont variable de l’une à l’autre mais ils dépendent aussi d’un sujet à l’autre. C’est pour cela que certains produits qui se trouvent dans une catégorie peuvent avoir un effet d’une autre catégorie sur quelqu’un d’autre ou lors d’une prise avec d’autres produits (poly toxicomanie).
- stimulant : cocaïne, XTC, amphétamine
- sédatif : héroïne, morphinique, codéine, méthadone
- psychédélique : LSD, champignon
Les produits psychotropes ont des effets sur le cerveau. Cela a comme conséquence des changements de l’humeur, du comportement.

a) Cannabis
* Chiffres. La consommation a doublé entre 1996 et 2000. Les jeunes en consomment de plus en plus. Le cannabis est un produit qui a un aspect tribal. Généralement vers la trentaine, ils arrêtent ou diminuent sensiblement leur consommation.
* Effets. L’ivresse cannabique dure de 3 à 8 heures et la perception est modifiée jusqu’à 24h après la prise du produit. La personne se sent bien, zen.
* Conséquences. Le produit est peu addictif. Il n’y a pas de dépendance physique. La dépendance psychique est assez faible (10%). Le THC est plus important dans le hash (jusqu’à 30%) que dans la marihuana (2 à 10%). Ce produit accentue l’état psychologique dans lequel le sujet se trouve. Cela peut aller jusqu’à une dépersonnalisation. Le syndrome amotivationnel est la plus grande conséquence, une perte de motivation, glander. D’autres suites sont des troubles de la mémoire et de la concentration. Une diminution de la fertilité peut également en résulter.

b) Amphétamine, XTC
Amphétamine = speed
* Effets. Ce produit est souvent utilisé lors de blocus, comme ‘médicament’. C’est un dopant (= tout produit auquel on a recours pour atteindre un but. Cela fait partie du phénomène actuel qui est d’une grande exigence). Il permet également de contrôler le poids et de surmonter des obstacles. L’amphet donne de l’énergie, de l’euphorie. Il va renforcer la confiance en soi, permettre de dépasser les limites en n’écoutant plus les besoins du corps. La personne est en éveil permanent.
* Conséquences. Après quelques heures, il y a la descente. La personne devient nerveuse, elle n’a plus aucune force. Il y a un phénomène d’accoutumance. A la longue, après une longue période de consommation, la personne devient irritable, violente, et peut développer un problème psychiatrique.
* Mécanisme. Il y a une libération excessive d’adrénaline et de dopamine.

XTC = MDMA = love pils
* Chiffres. Aujourd’hui, l’XTC est la plus répandue. Il s’agit du même type de produit que l’amphet mais avec une autre molécule de base. Ce produit se consomme souvent avec d’autres drogues. Dans les dancings et autres lieux le test marquis est proposé aux consommateurs par Modus Fiesta. Ils peuvent voir si la pilule contient de la MDMA, MDEA ou de l’amphet. Ils ne peuvent pas dire ce qu’il y a d’autres dans la pilule. Des produits mortels peuvent y être inclus. Cette initiative est surtout un moyen d’entrer en contact avec les jeunes consommateurs et de les sensibiliser aux risques.
* Effets. Les effets sont les mêmes que ceux pour l’amphétamine mais il y a ‘l’effet social’ en plus. Les effets surviennent après +/- 45 min et durent pendant 6-8 heures. La personne a le sentiment que tout va bien : heureux, confiance, détendu, serein, sensible. Il y a le désir du touché et une grande communication avec les autres, levée d’inhibition. Dans l’autre sens, la libido est diminuée et il y a une absence d’orgasme. L’XTC augmente la chaleur corporelle ce qui peut amener à une déshydratation car la personne ne fait plus attention aux signes de son corps concernant entre autre la soif.
* Conséquences. Il y a un phénomène d’accoutumance. Après les 8 heures, il y a la descente : épuisement, fatigue, anxiété. Au niveau physique, la personne a des crampes, des vomissements, de la confusion et une prise de risque importante. Souvent la personne reprend quelque chose pour éviter la morosité et les maux physiques. Une décompression est possible. Les effets secondaires peuvent apparaître plus de 10 ans après la prise du produit.
* Mécanisme. Le produit va agir sur le neurotransmetteur sérotonine, ce qui entraîne une levée de l’inhibition.

c) Cocaïne
* Chiffres. Il s’agit de la drogue qui induit le plus rapidement une dépendance. Au départ, ce produit était surtout utilisé dans les milieux aisés pour le dépassement intellectuel. Maintenant, on le retrouve aussi dans les milieux défavorisés, ils l’utilisent avec d’autres produits (souvent pour relancer les effets se l’XTC). Ce serait le deuxième produit le plus utilisé après le cannabis. Il n’y a pas de profil type de l’utilisateur.
* Effets. Les personnes sont à la recherche du plaisir, d’un sentiment d’une capacité plus grande intellectuellement ou physiquement (endurance), d’une capacité sexuelle plus grande, de l’euphorie, de pourvoir faire longtemps la fête. Les effets durent de 15 à 45 minutes, ensuite il y a une baisse du tonus, ce qui donne envie d’en reprendre.
* Conséquences. Ce produit peut provoquer une crise d’angoisse, de panique. A la longue, la personne devient irritable. Il y a un risque de transmission de virus, destruction de tissus, overdose possible mais rare. Le produit est souvent coupé avec d’autres produits toxiques. Il n’y a pas de dépendances physiques, il n’y a donc pas de sevrage mais bien un sentiment d’abstinence. Il y a une dépendance psychologique. Le consommateur a toujours envie d’en trouver. Il y a le craving, la personne devient instable, se sent poursuivie. La personne peut ressentir de la fatigue ou dépression, insomnie ou hypersomnie, agitation ou anxiété. Lors d’un usage occasionnel, les conséquences ne sont pas trop graves, c’est moins risqué. Cependant, lors d’un usage régulier, cela devient plus problématique, une panique peut apparaître. Il y a une tolérance au produit, il faut donc augmenter les doses pour ressentir les mêmes effets.
* Mécanismes. Le produit va agir sur le neurotransmetteur dopamine qui se trouve dans le système lymbique. Ce produit peut être pris sous forme orale (médicament ou fumette), nasale (snif) ou par injection. Plus le produit entre vite dans le corps, plus il y a de risque de dépendance. Plus la quantité est grande, plus le risque est grand. Un indicateur de consommation est le poids. Quand la personne consomme, elle maigrit et quand elle arrête, elle grossit.

d) Crack ou free base
* Chiffres. Il s’agit de la forme cristallisé de la cocaïne. Le prix est de 1 à 3 dollars par dose. Il s’agit souvent d’une population marginalisée et est souvent utilisée avec d’autres drogues.
* Effets. Ils sont brefs et intenses ce qui entraîne une forte consommation. Le pic dure quelques secondes et l’effet total dure +/- 5 à 15 minutes. La personne a l’impression d’être au-dessus de tout. Il y a le flash et le plaisir intense. Il s’agit d’un moyen de s’évader de la réalité.
* Conséquences. Après le plaisir, il y a la descente. La personne a de la paranoïa, une détresse totale psychologique, violent, stress, malheur, dépression. Le comportement, la vue, la sexualité baissent. Il y a beaucoup de conséquences physiques. La personne arrive vite dans une cercle de dépression psychique et a besoin d’une 40aine de doses par jour. Il y a un risque de délire, de paranoïa aiguë pouvant aller jusqu’à la mort, une montée de violence.
* Mécanismes. Le produit va agir sur le neurotransmetteur dopamine qui se trouve dans le système lymbique et qui joue sur la récompense cérébrale. On le consomme par inhalation (pipe à eau), en le fumant ou par intraveineuse.

e) Héroïne
* Chiffres. Il s’agit d’un dérivé de l’opium. Au départ, ce produit était utilisé pour sevrer les consommateurs de la morphine. Un baisse de la consommation est apparue entre 1993 et 1998. Par contre, l’âge moyenne de consommation a augmenté. En 1993, il était de 24 ans et en 1998 de 28 ans.
* Effets. Dans les premières secondes, la personne a un flash, un moment d’euphorie, de lucidité comparable a l’orgasme. Cela n’arrive qu’en début de consommation, avec le temps cela disparaît. C’est pourtant cet effet-là que la plupart des gens recherchent dans leur consommation future. Le deuxième moment est celui qui dure le plus longtemps, environ 6 heures. Il va ressentir de la somnolence, du détachement, il n’a plus de besoin, il y a une levée des inhibitions, plus grande confiance en soi.
* Conséquences. Subutex est utilisé pour sevrer mais est souvent détourné en consommation. Après le moment plateau, il y a la descente. La personne n’a qu’une seule envie, c’est d’en reprendre. Il y a un manque. Le corps va réagir : sueur, grelotter de froid, vomissement (2h après la prise), démangeaison, saute d’humeur, pas sommeil, mal partout, crampe, douleur, nez qui coule. Au niveau sexuel, il y a un retard dans l’éjaculation puis une baisse du désir sexuel. Il y a deux problèmes : la tolérance (accoutumance) au produit et la dépendance (éviter le manque) car le corps ne produit plus les endomorphines que l’héroïne libère. L’overdose survient assez souvent. Il s’agit d’une paralysie des voies respiratoires. Il y a également un risque de transmission de maladies et des problèmes physiques.
* Mécanismes. On peut le fumer, le snifer et l’injecter. La produit travaille par endorphines sur les neurones.
Le fait de piquer du nez : consommation d’héroïne, de codéine, de méthadone (pas de flash)
Contraction des pupilles : consommation d’héroïne
Démangeaisons : en manque d’héroïne

f) Inhalation
Volatile ou gazeux, solvants, poppers (surtout chez les homosexuels).
Il y a une toxicité neurologique.

g) Psychédélique
Champignons, LSD (surtout dans les années 70. Plus souvent utilisé car il y a le bad trip qui peut survenir des semaines après. C’est un hallucinogène à l’état pur), plantes (cactus, …), GHB (anesthésiant, drogue du viol)

h) Poly Toxicomanie
Les personnes sont à la recherche de sensations, de nouveauté. Certains toxicomanes cherchent à modifier leur rapport au monde.

2. Vidéo

Cette vidéo du Trampoline va introduire la toxicomanie, va permettre une appréhension du phénomène. Un quart des personnes vont au bout du sevrage.

a) Toxicomane dans un centre de jour
Le groupe est une façade. C’est une pseudo solidarité, c’est chacun pour soi. ‘La toxicomanie n’est pas ma vie.’ Cette phrase qui revient souvent peut être considéré comme une conduite d’évitement de ce qu’il leur arrive. Dire que ces personnes ne sont que des toxicomanes est réducteur. Ils disent avoir le diable dans le corps (analyse systémique). Quand ils essaient de quitter le milieu de la drogue, les autres font tout pour qu’ils replongent et sont contents quand ils reviennent. Ce ne sont pas de vrais amis.

b) Mère d’une fille morte d’une overdose
Elle a voulu essayer pour voir ce que sa fille recherchait et elle est tombée dedans.

c) Couple d’héroïnomanes
Ils ont voulu combler un vide en eux. C’est difficile à vivre sans produit et sans combler un vide. Ce n’est pas par la pression des autres qu’ils vont arrêter.

d) Homme avec problème de dette
Il a un problème d’autonomie en fait. Son père réglait tous les problèmes qu’il avait jusqu’à un moment. La drogue est toujours présente. A la fin, même poster une lettre était difficile. Ce sont des gens qui sont autre dans leur comportement psychique. Ce n’est pas nécessairement un manque de volonté de leur part. Ils sont dans un autre monde.

3. Comment appréhender la toxicomanie ?

Il y a deux moyens d’appréhender la toxicomanie. Maintenant il y a une ouverture de la dépendance.

a) Dépendance à un produit psychotrope
Un produit psychotrope peut être une drogue illégale, un médicament, le marché noir, l’alcool… La personne peut passer de l’héroïne (…) à l’alcool. Pourquoi ? Il peut y avoir plusieurs raisons : retrouver l’état physique de planer, avoir une impression d’être moins marginalisé, diminuer la conduite à risque, en avoir marre de la descente…

b) Aspect psychologique, dépendance
Le besoin psychologique qui vient se greffer sur un besoin initial (manque, vide…).
L’aspect pulsionnel est également important : pas à la base mais dans la dépendance. Il y a un drug-liking à la base.
Plaisir, soulagement et prise de risque calculée, acceptable.
Tension psychologique. Tension ® produit ® tension ® …
Perte de contrôle, perte de maîtrise sur sa vie (selon les toxicomanes) bien qu’ils aient le sentiment de maîtrise (gère le produit mais rein d’autre).
Même si au départ ils voulaient se suicider, ils vont finir par se concentrer sur le produit. L’usage précoce de cannabis peut amener une autre question concernant un problème de boulimie ?
Il y a deux manières de penser la toxicomanie : le produit (héroïnomane, cocaïnomane) ou l’addiction (axé sur le comportement). Dans la pratique les deux se mélanges.
Il y a 3 concepts : la dépendance, l’assuétude (terme très générique, produit et besoin médical, psychologique), l’addiction (terme plus récent, pas nécessairement le produit, px boulimie). Ce n’est pas que le produit qui fait un toxicomane, peut également être un joueur…
Dans la pratique, il y a le danger qu’une drogue remplace une autre. Il y a un fond de dépendance chez la personne. Il y a généralement une frustration par un trop plein et donc la personne ne fait rien par lui-même. Pourquoi vont-ils vers la toxicomanie ? Quelqu’un d’autre n’irait pas dans ce sens-là.

A partir de quand devient-on toxicomane ? ‘‘Je ne peux pas ne pas prendre X’’. Quand la consommation récréative, festive devient-elle dépendance (perte de liberté de s’abstenir) ?

c) Aspect des conséquences
Perte des centres d’intérêt.
Continue la consommation malgré la prise de risque.
Dépendance physique : tolérance, sevrage.
Focalisation sur le produit.

4. Termes scientifiques du DSM-IV

a) Toxicomanie
Usage inadapté du produit avec 3 éléments présent sur 12 mois.
1. désir irrépressible de se droguer, envie…
2. obsession, difficulté de s’abstenir initialement (post-poser), en cours de prise (contrôle) et après. Ils ne savent pas s’arrêter, la consommation augmente.
3. tolérance, augmentation de la prise en quantité
4. signes de sevrage, manque
5. préoccupation grande pour le produit. Passer du temps à la drogue : chercher, consommer, y penser, retrouver les effets…
6. perte de sens d’intérêt, obsessionnel
7. poursuite de la consommation malgré la prise de conscience des problèmes, conséquences nuisibles de la toxicomanies, conséquences potentiellement nuisibles

b) Abus
Usage problématique de la drogue. Un critère présent sur 12 mois.
1. utilisation répétée d’un produit psychotrope à l’origine d’un problème familial, professionnel, scolaire, social, psychologique, médical,… Un problème persistent et présent.
2. utilisation répétée des drogues dans un contexte dangereux (voiture…)
3. problèmes légaux qui surviennent (dealer, violence, vol…)
4. consommation de drogues malgré la prise de conscience des problèmes ou des conséquences ‘potentiellement’ présentes dans sa consommation

5. Overdose
Héroïne : cerveau est le centre respiratoire. Mort par arrêt cardiaque.
Morphine : cerveau est le centre respiratoire. Mort par arrêt cardiaque.
Cocaïne : par le stress, stimulation excessive du cœur
XTC : déshydratation, strychinine

6. Pourquoi devient-on toxicomane ?

On se concentre sur la personne.
1. Fragilité psychologique (vide affectif, mal être, problème psychiatrique actuel, passé ou déclenchement, troubles anxieux ou état dépressif). Ce n’est pas une question physique, génétique. Le produit a un potentiel addictif. Il peut y avoir une auto-médication, un effet thérapeutique
2. connaissance et expérience antérieure (entourage aussi). Histoire du sujet
3. troubles de la personnalité
4. recherche de sensations, sensibilité à l’ennui
5. satisfaction immédiate, ‘tout tout de suite’. Absence de limites
6. consommer (société de consommation), modèle individualiste
7. disponibilité
8. curiosité (plutôt chez les adolescents)
9. identité, image de soi

7. Modèle explicatif

Il s’agit d’un long cheminement.
-------------------------schéma dysfonctionnel---------à mauvaise rencontre, solution

a) Comportemental
Tout le monde acquiert des schémas. Par rapport à la consommation de drogues, soulager ou entrer un contact. Il s’agit d’un schéma dans la tête. XTC permet d’entrer plus facilement en contact. On va partir de schémas dysfonctionnels qui sont engagés. Se fait dans le temps petit à petit. C’est un long cheminement.

b) Psychologique
Une grande partie tient du psychologique aussi. Le développement de la toxicomanie se fait toujours à certaines conditions. Il faut la personne, les produits et une condition de vie. ‘Ne devient pas toxicomane n’importe qui’ (Olivenstein). Dans le cerveau, le système dopamine est le système de récompense. La zone mémoire se situe près du niveau émotionnel.

8. Comment approcher un toxicomane et quelles sont les valeurs en cause ?

a) L’approche
C’est une personne comme une autre avec un problème particulier. Il y a la notion d’accueil (respect, confiance). Il faut une valorisation, avoir une image de soi positive et ainsi redonner un sentiment de capacité, d’espoir. Il y a aussi des besoins, souvent il y a urgence pour se loger par exemple. Les toxicomanes demandent de l’aide mais pour autre chose que pour la drogue. Il faut établir une relation de confiance : au niveau physiologique et de la sécurité (physique et psychique ainsi que mise en ordre administratif) et au niveau des relations (groupe d’appartenance, recréer du lien social).
Il faut l’informer, lui permettre de gérer sa consommation. Avoir une gestion des risques.

b) Les valeurs
Il faut s’interroger sur ses propres valeurs.
Ne pas juger la personne sur ses choix et ses décision.
Reconnaître une consommation comme telle : la population qui consomme, les possibilités d’action et les limites.

9. Réductions des risques

La réduction des risques consiste en l’information de la personne : informer – faire réfléchir – prise de conscience – action – redevient acteur de sa vie …
Elle peut amener les gens à un questionnement. C’est un moyen pour poser les questions.
Quand on parle d’usage problématique, on peut se référer à deux tests : le questionnaire de cage (2 réponses positives et on se trouve avec un usage problématique ou un abus, une dépendance) et le questionnaire NHC (3 réponses positives et on a un usage problématique).

a) Cannabis
1. Eviter la conduite
2. Consommateur habituel : informer à ne pas minimiser la drogue. Attention à la banalisation des effets.
3. Ne pas s’isoler. Se poser la question de comment se fait la consommation.
4. Dépendance au tabac pet développer une consommation de cannabis. Est-ce qu’on garde ou perd la maîtrise ? Jusqu’où est-on maître de sa consommation ? Le cannabis est moins nocif que le tabac en lui-même. Il a une dépendance faible.
5. Eviter les mélanges, surtout avec l’alcool. Recherche de défonce.
6. Comportement à risque sur le plan sexuel, levée d’inhibition.
7. Consommation accentue l’état d’esprit.

b) XTC
1. Eviter la conduite
2. Eviter les mélanges, surtout avec l’alcool (car travaille au niveau du foi comme l’XTC et on ne ressent pas l’ivresse de l’alcool Quand XTC disparaît, l’ivresse arrive. Déshydratation.) et avec le joint (XTC renforce l’effet psychanalytique du cannabis) Recherche de défonce.
3. Ne pas s’isoler. Se poser la question de comment se fait la consommation.
4. Consommation accentue l’état d’esprit.
5. Commencer par demi-dose.
6. Situation de danger possible : coma…

c) Cocaïne
1. Eviter la conduite
2. Eviter les mélanges, surtout avec l’alcool. Recherche de défonce.
3. Surdose n’est pas nécessairement mortelle (en moyenne 1,3 gramme pour une overdose). Une dose excessive va entraîner une hyperactivité, anxiété, confusion, délire, maux de tête, paranoïa, agressivité… Il faut alors l’isoler.
4. Il faut lui transmettre un sentiment de calme, de réassurance.
5. Informer sur les risques physiques : perforation nasale, transmission de virus… Il existe des kits de consommation.

d) Crack
Les effets sont les mêmes que pour la cocaïne mais en plus importants. On peut aussi se brûler au niveau des lèvres.

e) Héroïne
1. Eviter la conduite.
2. Eviter les mélanges, surtout avec l’alcool. Recherche de défonce.
3. Surdose : lors d’une reprise de consommation (150).
4. Urgence : il faut leur parler, ils ne peuvent pas dormir.

f) Méthadone
Dose mortelle est de 10 mg pour un enfant, 30 mg pour quelqu’un qui n’a jamais consommé. Cela dépend de la personne.

10. Déclic

Il y a les Narcotiques Anonymes et Nar Anon.
Le consommateur prend conscience, il y a un moment magique dont il n’a pas toujours conscience.
Dans un volet technique, il y a le plaisir et la souffrance. Le déclic arrive quand la souffrance est plus grande que le plaisir.
Il y a des éléments facilitateurs de consommation, comme par exemple l’entourage.
1. Stigmatisation. La personne devient le bouc-émissaire de la famille, de la société. On ne peut pas oublier qu’elle donne un équilibre à la famille et que le type de relation et de communication a changé par la consommation.
2. Codépendance. C’est être dépendant avec. Il y a de la souffrance familiale. Il peut y avoir un caractère obsessionnel, revendicateur, secret familial, déni…

11.Sevrage

Comment peut-on l’envisager ?
1. Drogues type morphinique : dans l’accompagnement psychologique car il reste toujours une relation psychique au produit. En travaillant sur la mémoire, le manque.
2. Autres : il n’y a pas de traitement de substitution. On va agir uniquement sur le psychologique. Surtout pas de médicament. Il faut faire attention aux tranquillisants.
 
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